En galop, l'état du terrain est classifié selon une échelle précise qui va du plus sec au plus humide :
Sur terrain souple ou lourd, les chevaux légers et rapides sont pénalisés car leurs foulées s'enfoncent davantage, augmentant la dépense énergétique. À l'inverse, les chevaux puissants, avec un grand galop, s'y épanouissent. Sur terrain dur, les chevaux fins et véloces prennent l'avantage. C'est pourquoi un même cheval peut finir premier sur sec et dernier sur gras.
En trot à Vincennes, le terrain joue un rôle différent. La piste en mâchefer de l'hippodrome est moins sensible aux intempéries qu'une pelouse de galop. Cependant, un terrain rendu gras par la pluie ralentit les chronos et avantage les chevaux dotés d'une forte puissance motrice. Les records de vitesse sont presque toujours établis sur terrain sec et rapide.
La veille et le matin de chaque réunion, consultez les bulletins météo locaux et le rapport de terrain publié par l'hippodrome. Sur PMU.fr, l'état du terrain est mis à jour en temps réel. Vérifiez ensuite dans la musique de chaque cheval s'il a déjà performé dans des conditions similaires. Un cheval qui affiche un 1a 2a sur terrain souple et un 8 9 0 sur bon est clairement un spécialiste du gras à privilégier quand les conditions lui conviennent.
Certains hippodromes sont réputés pour voir leur terrain évoluer rapidement : Auteuil et son sol argileux, Saint-Cloud qui retient l'humidité, et Lyon-Parilly dont la pelouse peut devenir très lourde après de fortes pluies. À l'inverse, Cagnes-sur-Mer et Marseille-Borely bénéficient d'un climat méditerranéen qui garantit des terrains généralement secs et rapides.