Dans une course de handicap, chaque cheval se voit attribuer un poids à porter calculé en fonction de sa valeur sportive. L'objectif est de théoriquement égaliser les chances entre tous les partants. Un cheval de grande valeur portera plus de kilos qu'un cheval moins coté, pour que la course reste ouverte et imprévisible. En théorie, tous les chevaux devraient franchir la ligne d'arrivée en même temps... ce qui rend ces épreuves particulièrement ouvertes.
C'est le handicapeur officiel de France Galop qui attribue un indice chiffré à chaque cheval de course. Cet indice évolue après chaque course : il augmente en cas de victoire ou de bonne performance, et diminue après de mauvaises sorties. Un cheval qui a progressé mais dont le handicap n'a pas encore été révisé à la hausse représente une opportunité en or pour le parieur attentif.
Le poids porté en handicap comprend le poids du jockey et celui de sa selle. Si un jockey léger monte un cheval bien handicapé, l'avantage peut être significatif. À l'inverse, un cheval de tête de handicap portant 62 kg ou plus aura du mal à exprimer tout son potentiel, surtout sur les longues distances.
À l'opposé du handicap, les courses de conditions attribuent les poids selon des critères fixes (âge, sexe, gains). Elles sont généralement moins ouvertes mais plus lisibles pour l'analyse. Les grandes épreuves comme le Prix de l'Arc de Triomphe sont des courses de conditions, ce qui explique pourquoi les favoris s'y imposent plus souvent.